Vivre en IndonésieVivre en Indonésie

Camp Leakey : au plus près des orangs-outans de Bornéo

Orang-outan suspendu dans la canopée
Accès
En croisière klotok uniquement
Nourrissage
Vers 15 h, 20 min de marche
Distance animaux
10 m minimum
Fondation
1971, Biruté Galdikas

C'est ici, en 1971, que Biruté Galdikas a installé sa station de recherche et appris au monde presque tout ce qu'il sait des orangs-outans. Cinquante ans plus tard, Camp Leakey reste le cœur battant de Tanjung Puting : une clairière au bout d'un ponton, où la frontière entre la forêt et nous devient très, très fine.

Le site se visite dans le cadre des croisières en klotok. Voici ce qui vous y attend, et comment s'y comporter.

01La plateforme de nourrissage, à 15 h

Chaque après-midi, les rangers déposent bananes et lait de soja sur une plateforme de bois à vingt minutes de marche du ponton : un complément alimentaire pour les orangs-outans réhabilités et leur descendance, calibré pour rester moins attractif que la forêt quand elle fructifie.

Le spectacle n'a rien d'un zoo : les arbres se mettent à bouger un à un, les mères descendent avec leurs petits agrippés au flanc, et parfois un grand mâle à disques faciaux fait le vide en arrivant au sol. Certains jours de forêt généreuse, personne ne vient : c'est le signe d'une réhabilitation qui marche, et la marche en forêt vaut alors le détour à elle seule.

02Le centre d'information et l'héritage Galdikas

Le petit musée du camp retrace l'aventure scientifique : les fiches des individus suivis depuis des décennies (Tom, Tut, Percy et les autres), les généalogies, les découvertes sur l'usage d'outils et les cultures locales des orangs-outans. Les guides racontent les caractères de chacun comme on parle de vieux voisins.

Autour du camp, les sentiers traversent le territoire de plusieurs femelles historiques : gibbons agiles, sangliers barbus et martins-chasseurs complètent le tableau. Les chercheurs croisés sur place répondent volontiers aux questions, dans la grande tradition d'ouverture du lieu.

03Les règles d'or du visiteur

Dix mètres de distance minimum, même quand un adolescent joueur teste votre flegme sur le ponton : un orang-outan est cinq fois plus fort que vous et les contacts transmettent nos maladies dans les deux sens. On ne touche pas, on ne nourrit jamais, on ne s'interpose pas entre une mère et son petit.

Pas de nourriture visible dans les sacs (les vétérans du camp savent ouvrir une fermeture éclair), pas de flash, voix basses sur les plateformes. Si un animal bloque le sentier, on attend qu'il décide : ici, la priorité est inversée, et c'est très bien ainsi.

FAQ · Kalimantan

Questions fréquentes

Verra-t-on forcément des orangs-outans à Camp Leakey ?+

Les probabilités sont excellentes (population dense, individus habitués), sans garantie absolue les jours de forte fructification en forêt. Les croisières multiplient les plateformes précisément pour lisser cette loterie.

Quelle différence avec Bukit Lawang à Sumatra ?+

Ici, on observe depuis les pontons et plateformes au fil d'une croisière, sans effort physique ; à Bukit Lawang, on gagne ses rencontres en trekkant. Espèces différentes (orang-outan de Bornéo vs de Sumatra), magie égale.

Peut-on soutenir le travail du camp ?+

Oui : la fondation Orangutan Foundation International (créée par Galdikas) accepte dons et parrainages, et certains opérateurs reversent une part du prix. Demandez à votre guide, il saura orienter.