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Jukung de pêcheur balinais à balancier échoué sur le rivage de galets noirs d'Amed face à une mer calme, est de Bali

Amed, la côte est qui vit sous l'eau

Une épave de cargo à trente mètres du bord, des récifs à palmes chaussées, des salines et un volcan en toile de fond : le guide de la côte est, où l'essentiel se passe sous la surface.

14 min de lecture

Amed n'est pas un village mais une succession de hameaux de pêcheurs étirés sur quinze kilomètres de côte, à l'est de Bali, au pied du mont Agung. On y vient pour une seule vraie raison : ce qu'il y a sous l'eau. L'épave d'un cargo américain repose à trente mètres du rivage de Tulamben, les récifs commencent à quelques coups de palme de la plage, et le reste de la région se visite entre deux immersions. Deux à trois nuits suffisent, et la côte est reste l'étape la plus naturelle entre le centre de Bali et les Gili.

Durée conseillée
2 à 3 nuits
Depuis l'aéroport
2 h 30 à 3 h
Budget / jour / pers.
25 à 70 €
Ambiance
Village, plongée

01Que faire à Amed : les incontournables

La côte est se vit masque sur le front, mais elle ne se résume pas à ça. Les sites tiennent dans un rayon de quarante kilomètres et se font en scooter ou avec un chauffeur à la journée. Voici ce qui justifie de traverser l'île, du plus évident au plus discret.

01

Plonger sur l'épave de l'USS Liberty

Signature

Un cargo de 120 mètres couché à trente mètres du bord, à Tulamben, quinze minutes au nord d'Amed. C'est l'épave la plus accessible d'Indonésie et la raison d'être de toute la région : on y entre depuis la plage, à pied, sans bateau. Elle commence à trois mètres sous la surface, ce qui la met à portée de simple snorkeling. Voir la section qui lui est consacrée plus bas.

02

Le snorkeling de la baie de Jemeluk

Sous l'eau

Le meilleur récif accessible du bord de toute la région, à cinquante mètres de la plage. Le tombant démarre vers cinq mètres et descend en pente douce sur des jardins de coraux durs, avec poissons-clowns, tortues et bancs de fusiliers. Masque et tuba se louent 30 000 à 50 000 roupies dans n'importe quel warung du front de mer. Allez-y avant 9 h, l'eau est plus claire et la baie déserte.

03

Le lever du soleil sur le mont Agung

Panorama

Le volcan sacré culmine à 3 142 mètres et domine toute la côte. Depuis Amed, on le voit se découvrir vers 6 h, avant que les nuages ne l'accrochent pour la journée. Deux points de vue se disputent la carte postale : Lahangan Sweet, à quarante minutes de route dans les hauteurs, et Bukit Cinta, plus proche et gratuit. Comptez le réveil à 4 h 30 pour l'un comme pour l'autre.

04

Les palais d'eau de Tirta Gangga

Culture

À trente minutes au sud, le palais d'eau du dernier roi de Karangasem : bassins à carpes, fontaines, statues et pas japonais posés sur l'eau, dans des jardins en terrasses. Entrée autour de 50 000 roupies. À dix minutes de là, Taman Ujung, plus vaste et bien moins fréquenté, se visite dans la foulée. La combinaison des deux fait une demi-journée sans forcer.

05

Les salines traditionnelles

Local

Amed vit du poisson et du sel. Le long de la route côtière, les paludiers récoltent encore à la main, dans des troncs de cocotier évidés, selon une méthode qui n'a pas bougé depuis des générations. Le sel d'Amed a même sa reconnaissance officielle en Indonésie. La visite est libre, gratuite, et les producteurs acceptent volontiers d'expliquer. Passez en fin de matinée, quand l'évaporation bat son plein.

06

S'initier à l'apnée

Sous l'eau

Moins connu que la plongée bouteille, mais Amed est l'un des hauts lieux de l'apnée en Asie du Sud-Est : eau chaude, absence de courant, profondeur atteignable près du bord. Plusieurs écoles proposent des stages de deux jours. C'est ici que beaucoup de voyageurs font leur première descente à dix mètres, souvent sans l'avoir prévu en arrivant.

Bassins d'évaporation d'une saline traditionnelle et huttes de séchage en bambou au bord de l'eau, Indonésie
Les bassins d'évaporation des salines : la récolte se fait en bord de route, librement visible

02Les plages d'Amed : ce qu'on ne vous dit pas

Il faut le dire avant que vous ne réserviez : les plages d'Amed ne sont pas des plages de sable, ce sont des plages de galets. Presque tous les guides parlent de « sable noir volcanique », et c'est une formule commode qui arrange tout le monde. La réalité est plus rugueuse : sur Amed village comme à Jemeluk ou à Tulamben, le rivage est fait de galets sombres, ronds, de la taille d'une noix, parfois plus gros. On ne s'y allonge pas sur une serviette, on n'y court pas pieds nus, et l'entrée dans l'eau se fait en trébuchant si on n'a rien aux pieds.

Ce n'est pas un défaut, c'est un malentendu. Les galets sont exactement ce qui fait la valeur du coin : pas de sable en suspension, donc une eau qui reste claire même après une averse, et une visibilité que les plages de sable du sud n'atteignent jamais. C'est la même géologie qui a donné le récif à trente mètres du bord. Amed est un site d'entrée dans l'eau, pas un site de bronzage, et tout le monde y gagne à le savoir avant de venir.

Concrètement, prenez des chaussures d'eau, ou à défaut de vieilles baskets. Elles se trouvent sur place pour 100 000 roupies environ, et elles changent complètement le séjour. Les hôtels de bord de mer règlent le problème autrement : la plupart ont un ponton, un escalier ou une plateforme qui donne directement sur l'eau, ce qui évite la marche sur les galets. C'est un critère de choix plus important que la piscine.

Si vous voulez vraiment du sable, il existe deux options dans la région. Virgin Beach (Pantai Perasi), à une heure au sud vers Candidasa, est une vraie plage de sable clair, en croissant, avec des warungs les pieds dans l'eau. Pasir Putih, juste à côté, joue le même rôle. Ce sont de bonnes journées, mais ne comptez pas y faire du snorkeling correct : on ne peut pas avoir les deux au même endroit, et c'est précisément le compromis d'Amed.

Gros plan sur les galets noirs volcaniques arrondis et mouillés du rivage d'Amed, est de Bali
Le vrai rivage d'Amed : des galets, pas du sable. Prévoyez des chaussures d'eau.

03L'épave de l'USS Liberty à Tulamben

C'est le site de plongée le plus fréquenté d'Indonésie, et il se fait depuis une plage. L'USS Liberty, plus exactement l'USAT Liberty, était un cargo de l'armée américaine de 120 mètres. Torpillé par un sous-marin japonais dans le détroit de Lombok en janvier 1942, il est remorqué vers Bali, prend l'eau, et finit échoué sur la plage de Tulamben où il est dépouillé de sa cargaison puis abandonné. Il serait resté là si l'éruption du mont Agung, en 1963, n'avait pas secoué la côte au point de le faire glisser dans l'eau. Il y repose depuis, couché sur le flanc, parallèle au rivage.

Sa géométrie explique tout. L'épave commence à 3 mètres sous la surface et sa poupe descend à 30 mètres, sur un fond de galets en pente. Elle est à trente mètres du bord, ce qui veut dire qu'on y entre à pied, en combinaison, bouteille sur le dos, sans bateau ni trajet. Aucune autre épave de cette taille au monde n'est aussi facile d'accès. Soixante ans sous l'eau l'ont transformée en récif artificiel complet : gorgones, coraux mous, bancs de carangues, barracudas, poissons-perroquets à bosse au petit matin, et une population de poissons-lions installée à demeure.

Le point que presque personne n'écrit : l'épave se voit très bien en snorkeling. Puisque la structure démarre à trois mètres, un nageur en surface distingue nettement la coque, les superstructures et les bancs de poissons au-dessus de la partie peu profonde. Vous ne pénétrerez pas dans les cales et vous ne verrez pas la poupe, mais vous verrez une épave, ce qui reste rare avec un simple masque. C'est une raison suffisante de venir à Tulamben même sans jamais avoir plongé.

L'heure fait toute la différence, et c'est le seul vrai conseil qui compte ici. À partir de 9 h, les bus de plongeurs venus du sud et d'Ubud déversent leur monde : il n'est pas rare de compter cinquante à cent personnes sur le site en milieu de matinée, avec le sable et les galets remués qui vont avec. Soyez à l'eau à 6 h 30 ou 7 h. La visibilité est à son maximum, les carangues chassent, les poissons-perroquets à bosse remontent, et vous avez le cargo pour vous. C'est la même plongée, et ce n'est pas la même plongée. Dormir à Tulamben plutôt qu'à Amed est le moyen le plus simple d'y arriver.

Plongeur évoluant le long de la coque corallisée d'une épave de cargo couchée sur un fond volcanique en eau claire
L'épave se parcourt de la proue à la poupe : de 3 à 30 m de fond, à trente mètres du bord

04Plonger à Amed : les spots, les prix, le bon centre

La côte est concentre en quinze kilomètres une variété que peu d'endroits offrent : une épave majeure, des tombants, un récif artificiel et l'un des meilleurs sites de macro d'Indonésie. Presque tout se plonge du bord ou après cinq minutes de jukung, la barque à balancier locale. L'eau tient 27 à 29 degrés toute l'année, un shorty suffit. Voici les sites qui comptent, du nord au sud.

SpotNiveauProfondeurCe qu'on y voit
01USAT Liberty (Tulamben)Tous niveaux3 à 30 mL'épave du cargo américain, à trente mètres du bord. Accessible en baptême, en snorkeling sur la partie haute, et en plongée profonde jusqu'à la poupe. À faire à 7 h, avant les bus.
02Coral Garden (Tulamben)Débutant5 à 15 mJuste à côté de l'épave : un jardin de coraux peu profond avec des structures immergées qui servent de nurserie. Le site idéal pour un baptême et pour la plongée de nuit.
03Batu KelebitIntermédiaire10 à 35 mUn tombant au nord de Tulamben, en bateau. Coraux mous, gorgones et passages de thons ou de requins de récif quand le courant se lève. Moins fréquenté que l'épave.
04Seraya SecretsIntermédiaire5 à 25 mLe site de muck diving de référence : un fond de sable noir sans relief où se cachent hippocampes pygmées, poissons-grenouilles, nudibranches et crevettes arlequin. Photographes macro exclusivement.
05Jemeluk BayTous niveaux5 à 40 mLe tombant de la baie principale, accessible du bord. Coraux durs en pente douce, tortues, poissons-clowns, et le temple immergé posé à faible profondeur pour les plongeurs comme les snorkeleurs.
06Japanese Wreck (Banyuning)Débutant6 à 12 mUne petite épave de patrouilleur, bien plus modeste que le Liberty mais posée à faible profondeur et couverte de coraux. Bonne deuxième plongée de la journée, souvent déserte.
07Gili SelangConfirmé10 à 40 mLa pointe est de Bali, là où les courants du détroit de Lombok se rencontrent. Vie marine dense et eau fraîche, mais courants sérieux et parfois descendants. Réservé aux plongeurs expérimentés, par mer calme.

Les prix se négocient peu et se ressemblent beaucoup d'un centre à l'autre, ce qui est plutôt bon signe. Ils s'entendent par personne, matériel compris, et grimpent d'environ 20 % si vous partez d'Ubud ou du sud au lieu de dormir sur place. Tarifs constatés à Amed et Tulamben, à titre indicatif.

FormulePrix constatéCe que ça comprend
Baptême (discover scuba)55 à 80 €Briefing, exercices en eau peu profonde et une plongée encadrée, souvent sur le Coral Garden ou la partie haute du Liberty. Aucune expérience requise.
2 plongées exploration60 à 85 €La formule standard pour les certifiés : 1 000 000 à 1 300 000 roupies environ, matériel et guide inclus, deux sites dans la matinée.
Plongée supplémentaire25 à 35 €Le tarif dégressif à partir de la troisième. Intéressant si vous restez deux ou trois jours et enchaînez les sites.
Open Water PADI ou SSI350 à 450 €Trois à quatre jours, théorie en e-learning puis quatre plongées. Plus cher qu'aux Gili, mais on passe sa certification sur une épave.
Plongée de nuit40 à 55 €Sur le Coral Garden ou l'épave. Poissons-lions en chasse, crevettes, poulpes et bioluminescence quand on éteint la lampe.
Snorkeling en jukung10 à 20 €Deux heures en barque avec masque et tuba fournis, plusieurs arrêts. La formule à prendre si vous ne plongez pas en bouteille.

Le prix ne vous apprendra rien : à Amed, tout se joue sur le centre. La région compte des dizaines de clubs, du très sérieux au très approximatif, et rien ne les distingue depuis la rue. Un mauvais choix ici, sur une épave à 30 mètres avec cinquante personnes à l'eau, ne se rattrape pas. Cinq critères tranchent, dans cet ordre.

  1. 01Le ratio guide / plongeurs

    Le critère numéro un, très loin devant le prix. Demandez-le explicitement avant de réserver et acceptez au maximum quatre plongeurs par guide, deux si vous débutez. Sur le Liberty en milieu de matinée, un guide qui suit six personnes ne suit personne.

  2. 02L'heure de départ

    Un centre qui vous met à l'eau à 9 h sur l'épave vous vend la mauvaise plongée. Les bons proposent d'eux-mêmes le départ à 6 h 30. Si on vous répond que « l'heure n'a pas d'importance », changez de club : c'est le signe qu'il ne plonge pas vraiment le site.

  3. 03L'état du matériel

    Passez au centre la veille et regardez. Manomètres lisibles, détendeurs récents, combinaisons sans déchirure, blocs dans les dates. L'eau salée et le soleil détruisent le matériel vite ici, et le renouvellement coûte cher : certains clubs ne le font pas.

  4. 04La langue du briefing

    Plusieurs centres d'Amed ont des instructeurs francophones, ce qui change tout pour un baptême ou un Open Water. Un briefing mal compris à 25 mètres est un vrai problème, pas un détail de confort. Demandez avant, pas en arrivant sur la plage.

  5. 05L'affiliation et l'oxygène

    Vérifiez l'affiliation PADI ou SSI et la présence d'oxygène à bord et au centre. Sachez aussi que le caisson de recompression le plus proche est à Sanur, à trois heures de route : c'est la raison pour laquelle on ne bricole pas ses paliers sur cette côte.

Si vous démarrez de zéro, l'enchaînement classique reste imbattable : passer son Open Water aux Gili, où la formation est la moins chère du monde et l'eau sans courant, puis venir enchaîner ses premières plongées d'exploration sur l'épave d'Amed. L'inverse fonctionne aussi, mais se certifier sur un site à 30 mètres fréquenté par cent personnes est un choix plus exigeant.

Réserver une plongée

Les sorties sur l'épave du Liberty, les baptêmes et les journées snorkeling se comparent au même endroit, avec avis vérifiés, annulation gratuite et confirmation immédiate. Vérifiez le ratio guide / plongeurs et l'heure de départ avant de valider.

Voir les plongées à Amed →
Plongeur bouteille longeant un tombant corallien coloré face à un banc de poissons, au large d'Amed, est de Bali
Le récif d'Amed commence à quelques coups de palme du bord : c'est tout l'intérêt de la côte est

05Les activités à réserver à Amed

La côte est se réserve peu à l'avance, sauf les plongées en haute saison et les levers de soleil sur l'Agung, qui partent vite. La plupart des sorties incluent la prise en charge à l'hôtel. Prix indicatifs, par personne.

Depuis Amed, la voiture avec chauffeur à la journée reste la solution la plus souple pour enchaîner deux ou trois sites, autour de 40 à 60 euros avec les arrêts. C'est aussi la meilleure façon de rentabiliser le trajet vers le sud en le transformant en journée de visite.

06Amed, Tulamben ou les Gili : lequel choisir

C'est l'arbitrage que tout le monde fait et que personne n'écrit. Les trois destinations vendent la même promesse, une eau chaude et des fonds marins, et pourtant elles ne s'adressent pas aux mêmes voyageurs. Amed et Tulamben ne sont séparés que de quinze minutes de route, mais dormir dans l'un ou dans l'autre ne donne pas le même séjour.

CritèreAmedTulambenÎles Gili
Le site phareRécif de Jemeluk accessible du bord, muck diving de SerayaL'épave du Liberty à trente mètres du rivageTortues à Turtle Heaven, tombants, épave du Bounty
Pour quiSnorkeleurs et plongeurs qui veulent aussi visiter la régionPlongeurs qui viennent pour l'épave et rien d'autreCeux qui passent leur certification ou veulent la fête et la plage
Le rivageGalets noirs, chaussures d'eau indispensablesGalets noirs, encore plus gros qu'à AmedVrai sable blanc, la seule des trois
AmbianceVillages de pêcheurs, warungs, très calme le soirQuelques resorts de plongée, quasi rien d'autreBars, restaurants, monde, ambiance backpacker
Choix d'hôtels et de restosLarge, de l'homestay au resort avec pontonTrès limité, presque tout est un dive resortÉnorme, tous les budgets et toutes les cuisines
Prix de la plongée60 à 85 € les deux plongées60 à 85 €, mais sur le site sans transportOpen Water le moins cher du monde, 350 à 420 €
Accès2 h 30 à 3 h de l'aéroport, par la route3 h de l'aéroport, quinze minutes de plus qu'AmedBateau obligatoire, 1 h 30 depuis Amed
Le vrai argumentOn plonge le matin et on visite l'après-midiÊtre à l'eau sur l'épave à 6 h 30 sans se lever à 5 hSe certifier pas cher, et faire autre chose que plonger

En résumé : dormez à Tulamben si l'épave est votre raison de venir, parce que la seule chose qui compte là-bas est d'y être avant les bus, et que quinze minutes de route à 6 h changent tout. Dormez à Amed pour tout le reste, c'est-à-dire dès que vous voulez aussi manger correctement, sortir du club et visiter Tirta Gangga ou l'Agung. Les îles Gili jouent un autre jeu : elles gagnent sur le sable, la vie nocturne et le prix de la certification, elles perdent sur l'épave et sur l'authenticité. Le meilleur itinéraire ne choisit pas : deux nuits à Amed, puis le bateau du matin vers les Gili depuis la plage d'Amed même.

07Où dormir à Amed et Tulamben

La côte s'étire sur quinze kilomètres et le choix du hameau compte plus que celui de l'hôtel : ils n'ont ni la même distance aux spots, ni la même vie le soir. Un critère prime sur tous les autres et ne figure sur aucune fiche : l'accès à l'eau. Un hôtel avec ponton ou escalier vous épargne la marche sur les galets à chaque baignade.

QuartierAmbiancePour quiNuit (2 pers.)
Amed villageLe cœur historique, salines, warungs, marché aux poissonsPetits budgets et voyageurs qui veulent de la vie locale12 à 35 €
JemelukLa baie centrale, le meilleur récif du bord, vue sur l'AgungLe meilleur compromis pour un premier séjour25 à 90 €
Bunutan et LipahCriques calmes, resorts avec piscine, plus étaléCouples et séjours confort, voiture ou scooter utile35 à 120 €
Selang et AasLa pointe est, quasi désert, quelques hôtels perchésCeux qui veulent le calme absolu et acceptent d'être loin30 à 150 €
TulambenLe village de l'épave, une rue, presque que des dive resortsPlongeurs qui veulent être à l'eau à 6 h 3020 à 100 €

Jemeluk est le choix par défaut si vous hésitez : le récif à cinquante mètres, la vue sur le volcan, assez de restaurants pour ne pas dîner tous les soirs au même endroit, et Tulamben à quinze minutes. Réservez tôt en juillet et août : l'offre est étroite, et les quelques hôtels avec ponton et vue sur l'Agung se remplissent des mois à l'avance. Vérifiez toujours deux points sur la fiche : l'accès à l'eau, et le fait qu'il y ait de l'eau chaude, ce qui n'est pas systématique dans les homestays de la côte.

Où dormir sur la côte est

Comparez les homestays d'Amed village, les hôtels avec ponton de Jemeluk et les dive resorts de Tulamben, avec annulation gratuite sur la plupart des adresses. Filtrez sur « accès direct à la plage » : sur cette côte, ça veut dire un ponton, et ça change le séjour.

Voir les hébergements à Amed
Piscine à débordement d'un hôtel surplombant la mer et la côte de galets d'Amed, est de Bali
Les hôtels de Jemeluk et Bunutan compensent les galets par un ponton ou une piscine face à l'Agung

08Comment aller à Amed et se déplacer

Comptez 2 h 30 à 3 h depuis l'aéroport Ngurah Rai, soit environ 110 kilomètres par la côte est en passant par Klungkung et Candidasa. La voiture avec chauffeur est la solution évidente : 30 à 45 euros le transfert, un peu plus si vous en faites une journée avec arrêts à Tirta Gangga ou à Goa Lawah. Les VTC fonctionnent mal sur cette côte et refusent souvent la course retour, faute de client au départ d'Amed. Depuis Ubud, comptez 2 h, et c'est l'enchaînement le plus logique.

Le trajet mérite d'être transformé en visite plutôt que subi. Sur la route, le temple de Goa Lawah et sa grotte aux chauves-souris, le palais de Taman Ujung et Tirta Gangga s'alignent presque sur le chemin. Négocier deux ou trois arrêts avec le chauffeur coûte 10 à 20 euros de plus et supprime une journée entière de visite depuis Amed. Faites-le à l'aller, quand vous êtes encore frais. Si vous descendez d'Ubud, le temple de Goa Gajah se fait juste avant de prendre la route de l'est.

Le grand atout d'Amed est ailleurs : c'est le port de départ le plus rapide vers les Gili. Les fast boats quittent la plage d'Amed en fin de matinée et rejoignent Gili Trawangan en 1 h 15 à 1 h 30, contre 2 h 30 et une mer bien plus dure depuis Padang Bai ou Serangan. Comptez 25 à 40 euros la traversée. C'est ce qui fait d'Amed une étape et pas un cul-de-sac : on descend du centre de Bali, on plonge deux jours, on saute sur le bateau. Vérifiez la météo de Bali mois par mois avant de caler la traversée : de décembre à mars, la houle de travers annule des départs sans prévenir.

Sur place, le scooter est roi : 60 000 à 80 000 roupies la journée, essence en bouteille dans tous les warungs. La route côtière est belle, sinueuse et en bon état, mais elle grimpe sec entre Amed et Selang et se fait mal à deux avec du matériel. Le permis international est exigé et les contrôles sont réels sur cette route. Si vous ne conduisez pas, les chauffeurs se trouvent partout et la plupart des centres de plongée incluent le transfert vers Tulamben, ce qui règle la question principale.

09Quel budget prévoir à Amed

Amed est nettement moins chère que le sud de Bali, et la plongée y pèse plus lourd que le logement. Sans plonger, on tient facilement la côte est à 25 euros par jour. Avec deux plongées quotidiennes, le budget double, et c'est normal : c'est ce pour quoi on vient.

Les prix ci-dessous s'entendent par personne et par jour, hors transfert depuis l'aéroport. Tarifs constatés sur place, à titre indicatif.

PosteRoutardConfortLuxe
Hébergement12 à 20 € (homestay, ventilo)35 à 70 € (hôtel piscine, ponton)90 à 180 € (resort vue Agung)
Repas6 à 10 € (warungs, nasi campur)15 à 25 € (restos de bord de mer)35 à 60 € (tables d'hôtel, poisson grillé)
Sous l'eau3 € (location masque et tuba)60 à 85 € (deux plongées)100 à 140 € (plongées privées, photo)
Transport4 à 6 € (scooter à la journée)40 à 60 € (chauffeur à la journée)70 à 100 € (voiture privée avec guide)
Total / jour25 à 40 €50 à 90 €120 à 250 €

Mis à jour le · Tarifs et durées constatés sur place, à titre indicatif · Certains liens de cette page sont affiliés

FAQ

Questions fréquentes sur Amed

Est-ce qu'Amed vaut le coup à Bali ?+

Oui, à une condition : venir pour ce qu'il y a sous l'eau. Si vous plongez ou faites du snorkeling, Amed et Tulamben sont sans équivalent sur l'île, avec l'épave la plus accessible d'Indonésie et des récifs à quelques mètres du bord. Si vous cherchez des plages de sable, des bars et de l'animation, le détour de trois heures ne se justifie pas : le sud fait mieux sur tous ces points. Amed n'est pas une destination balnéaire, c'est un site d'immersion avec des villages autour.

Que peut-on faire à Amed, Bali ?+

Plonger ou faire du snorkeling sur l'épave de l'USS Liberty à Tulamben et sur le récif de Jemeluk, voir le lever du soleil sur le mont Agung depuis Lahangan Sweet ou Bukit Cinta, visiter les palais d'eau de Tirta Gangga et de Taman Ujung, s'initier à l'apnée, et regarder les paludiers récolter le sel à la main le long de la route côtière. En dehors de l'eau, Amed reste un village de pêcheurs très calme : c'est une région où l'on fait peu de choses, mais on les fait bien.

Combien de jours rester à Amed ?+

Deux à trois nuits sont le bon format. Deux nuits laissent une matinée de plongée sur le Liberty et une demi-journée dans la région. Trois permettent d'ajouter le lever de soleil sur l'Agung ou une deuxième journée de plongée sans courir. Une seule nuit oblige à tout enchaîner et gâche l'intérêt du coin. Au-delà de quatre nuits, seuls les plongeurs trouvent de quoi remplir leurs journées, mais eux peuvent y rester une semaine sans s'ennuyer.

Comment se déplacer à Amed ?+

En scooter, pour 60 000 à 80 000 roupies la journée : la côte s'étire sur quinze kilomètres et rien n'est vraiment à distance de marche. La route est belle mais sinueuse et grimpe sec vers Selang. Sinon, les chauffeurs se trouvent partout, autour de 40 à 60 euros la journée avec arrêts. Les VTC fonctionnent mal ici. Bonne nouvelle pour les plongeurs : la plupart des centres incluent le transfert vers Tulamben dans le prix des plongées.

Les plages d'Amed sont-elles en sable noir ?+

Non, et c'est le principal malentendu sur la région. On parle partout de sable noir volcanique, mais le rivage d'Amed, de Jemeluk et de Tulamben est fait de galets sombres et arrondis, parfois gros. On ne s'y allonge pas et on n'y marche pas pieds nus : prenez des chaussures d'eau, elles coûtent 100 000 roupies sur place. En contrepartie, l'absence de sable en suspension donne une eau qui reste claire, ce qui explique la qualité du snorkeling. Pour du vrai sable, allez à Virgin Beach, à une heure au sud.

Peut-on voir l'épave du Liberty en snorkeling ?+

Oui. L'épave commence à trois mètres sous la surface et se trouve à trente mètres du bord : depuis la surface, on distingue nettement la coque, les superstructures corallisées et les bancs de poissons au-dessus de la partie peu profonde. Vous ne verrez ni les cales ni la poupe, qui descend à trente mètres, mais vous verrez bien une épave avec un simple masque, ce qui reste rare. Venez avant 9 h : à partir de là, les bus de plongeurs arrivent du sud et le site se remplit.

Faut-il choisir Amed ou les îles Gili ?+

Les deux jouent des cartes différentes. Les Gili gagnent sur le sable blanc, la vie nocturne et le prix de la certification, avec l'Open Water parmi les moins chers du monde. Amed gagne sur l'épave, la variété des sites, le muck diving et le calme, mais son rivage est en galets. Le mieux est de ne pas choisir : Amed est le port le plus rapide vers les Gili, à 1 h 15 de bateau seulement, contre 2 h 30 depuis Padang Bai. Deux nuits à Amed puis le bateau du matin est l'enchaînement le plus courant.

Quelle est la meilleure période pour plonger à Amed ?+

D'avril à novembre, avec un pic de visibilité de juillet à octobre, quand elle dépasse souvent vingt-cinq mètres. L'eau tient 27 à 29 degrés toute l'année, un shorty suffit, même si les remontées d'eau froide du détroit de Lombok peuvent la faire tomber à 24 degrés en août sur les sites les plus à l'est. De décembre à mars, la plongée reste possible mais la visibilité baisse avec les pluies, et les traversées vers les Gili sont plus souvent annulées.